Le vendredi 18 juin 2010 à 20 h au Grand Théâtre, centre-ville de Sudbury
48 $ adulte 38 $ étudiants et aînés (19 ans et plus)
Toujours fabuleusement en forme alors que sa carrière monumentale s’étend sur plus de quarante ans, Charlebois présentera un nouveau spectacle au titre loufoque : « Avec tambour, ni trompette ». Ce spectacle comprend de nouvelles orchestrations de plusieurs de ses grands succès et des nouveautés, notamment des textes de chansons écrites par le grand Réjean Ducharme qu’il gardait dans ses tiroirs.
« Charlebois est sans contredit un des plus grands noms de la chanson québécoise », affirme Stéphane Gauthier, directeur de La Slague du Carrefour francophone. « Ça fait plus de 20 ans qu’on ne l’a pas vu à Sudbury, il était grand temps de le réinviter. »
Avec tambour ni trompette
Accompagné de huit musiciens virtuoses qui touchent à plus de 40 instruments, Charlebois réussit l’impossible : en un spectacle rétrospectif, il se renouvelle. C’est un voyage dans le temps qui traverse quatre décennies, mais on n’a pourtant pas du tout l’impression de faire un retour en arrière.
Par exemple, lorsqu’il reprend Moi Tarzan, toi Jane, Silence, on danse et d’autres succès des années 80, époque dominée par le son des synthétiseurs, il remplace ceux-ci par… des ukulélés!
Ses musiciens magiciens réussissent à évoquer la frénésie de sa période psychédélique en y imprimant de nouvelles sonorités et en donnant l’impression qu’ils sont encore plus nombreux sur scène qu’ils le sont vraiment.
Si avant-gardistes à leur époque, des chansons comme Lindbergh, Fu Man Chu, Ent’ deux joints, Ordinaire et combien d’autres le demeurent tout autant de nos jours, signe qu’on a affaire à d’incontestables chefs-d’œuvre.
On découvrira aussi de nouvelles chansons, comme Ne pleure pas si tu m’aimes, une chanson émouvante sur le thème de la mort, et même une chanson country, Les montagnes bleues.
En somme, «Avec Tambour ni trompette» nous amène un Charlebois intemporel et audacieux, ludique et énergique. Dans l’ambiance unique et intime du Grand Théâtre, son passage à Sudbury soirée sera un événement inoubliable.
Billets
On peut se procurer un billet pour ce spectacle de la St-Jean au prix de 48 $ pour adultes, 38 $ pour étudiants (19 ans et plus). Obtenez vos billets dès maintenant à la billetterie du Théâtre du Nouvel-Ontario au 525-5606 poste 4 ou au www.leTNO.ca.
La saison 2010 est présentée par La Slague du Carrefour francophone en collaboration avec ses partenaires de saison : l’Université Laurentienne et le Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario.
Robert Charlebois Aperçu d’une carrière monumentale
Robert Charlebois, auteur-compositeur, musicien et interprète, est devenu en plus de 30 ans de carrière une figure essentielle de la chanson, non seulement au Québec, mais dans l’ensemble de la francophonie.
Celui que l’on a surnommé affectueusement Garou est né à Montréal le 25 juin 1944. Il fait ses débuts sur scène en septembre 1962 – il n’a pas encore 20 ans – alors qu’il assume la première partie du spectacle de Félix Leclerc, à la Butte-à-Mathieu. En 1965, il se fait remarquer pour sa chanson La boulée, composée à l’âge de 16 ans, qui lui vaut le Grand Prix du Festival du disque.
Puis, en 1967, c’est l’envol. Charlebois fait paraître un troisième disque dont la pochette la présente affublée de son fameux casque de soldat fleuri. Mais, surtout, on y trouve des chansons qui marqueront son répertoire : la presque psychédélique C’est pour ça, la tendre Marie-Noël et la colorée Demain l’hiver. Cette même année, Charlebois entreprend un voyage de trois mois en Californie où il subit l’influence de la contre-culture et fait la connaissance des meilleurs musiciens rock d’Amérique. Sa musique commence à s’électrifier et ses textes, qui empruntent le langage populaire, expriment une poésie tout urbaine. Pur produit de cette époque, l’hymne Lindberg surgit, cause une véritable onde de choc et assoit définitivement sa réputation.
En 1968, il obtient un premier grand triomphe lors de la création du mémorable spectacle L’Osstidcho qui rejoint les aspirations d’une jeunesse anticonformiste et avide de changements. Charlebois et ses complices Yvon Deschamps et Louise Forestier surprennent le milieu de la scène culturelle par leur audace et leur humour provocateur. Peu de temps après, il remporte le Grand Prix du Festival de la chanson française à Spa en Belgique, pour ses deux chansons Lindberg et California. En 1969, il se produit pour la première fois à l’Olympia de Paris, autre spectacle mémorable, et au Festival pop de Toronto. Il obtient également le premier prix d’interprétation à Sopot en Pologne grâce à la chanson Ordinaire. Par la suite, il amorce une longue série de tournées au Québec, au Canada et en Europe, dont un célèbre périple ferroviaire pancanadien avec quelques figures marquantes de la scène rock américaine, comme Janis Joplin, The Band et The Grateful Dead.
Dans les années 70, Charlebois, qui collabore notamment avec l’écrivain Réjean Ducharme, continue d’accumuler les succès avec des titres tels que Le mur du son, Conception, Fu Man Chu, Cauchemar ou The Frog Song. Au cours des décennies 80 et 90, Charlebois tâte du cinéma et se lance en affaires. Il se fait plus discret sur les scènes, mais n’abandonne pas pour autant la musique.
Tout au long de sa carrière, Garou a reçu plusieurs prix et distinctions qui témoignent de la reconnaissance de ses pairs et de la qualité de ses milliers de spectacles et de ses vingt et quelques albums : Prix de l’Académie Charles-Cros, Médaille d’or des Olympiades de la chanson, Prix de la Ville de Paris, Médaille de Vermeil de l’Académie française et Prix du Gouverneur général du Canada pour les arts de la scène. Enfin, en 1993, l’ADISQ lui a décerné son Félix Hommage pour l’ensemble de son œuvre.
En 2001, Robert Charlebois effectue une sorte de come back. Un nouvel album, Doux sauvage, surprend une fois de plus la critique et le public par la qualité de ses textes et de sa musique, sa poésie et sa vitalité, prouvant ainsi qu’il n’est pas à bout de souffle.
Comme d’autres géants de la chanson québécoise avant lui, tels Leclerc et Vigneault, Robert Charlebois aura marqué son époque et exercé une influence profonde sur de nombreux auteurs-compositeurs et interprètes. En effet, sans lui, peut-être n’y aurait-il pas eu de Richard Desjardins, de Jean Leloup, de Colocs ou de Cowboys fringants.
La parution de l’album « best of » Tout écartillé en est bien la preuve, avec un répertoire de chansons toujours actuelles, autant par le propos que par la musique. Un répertoire éminemment puissant livré en spectacle par un Charlebois au summum de sa forme, en pleine possession de ses moyens.