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La Slague s’est entretenue avec Patrick Norman, le chanteur de musique country tant apprécié dans le nord de l’Ontario 

8/23/10

Entrevue réalisée par Amélie Cyr, étudiante au Programme d’études journalistiques de l’Université de Sudbury

La Slague : Cette année, vous célébrez 45 ans de carrière, vous êtes un acteur de la scène musicale francophone depuis tout ce temps. Qu’est-ce qui a changé dans votre façon de faire de la musique au cours de ces années?

Patrick Norman : Ce qui a surtout changé ce sont les techniques et les nouvelles technologies. Avant on enregistrait sur des pistes analogiques et maintenant on le fait au numérique, alors ça change tout. Maintenant, on peut ajouter autant d’éléments qu’on veut à la chanson. Mais à part ça, il n’y a pas grand-chose qui a changé. C’est toujours la même histoire entre les auditeurs et les artistes de scène, c’est une histoire d’amour qui dure depuis des années. Les messages restent les mêmes et finalement on chante toujours « Je t’aime ».

La Slague : On vous connaît bien entendu en tant que chanteur, mais vous êtes aussi un guitariste hors pair! Pouvez-vous nous raconter comment la guitare est entrée dans votre vie?

P. N. :  La guitare est entrée dans ma vie grâce à mon père. Mon père avait une guitare et aussitôt qu’il la sortait pour en jouer dans les soirées ou pendant le temps des Fêtes, rien ne pouvait m’empêcher de tourner autour de lui. Tout ça me fascinait et m’attirait beaucoup. Même que j’étais trop petit pour en jouer, mais je prenais le pique de la guitare et je grattais les cordes de ma main droite, pendant que mon père de sa main gauche faisait les accords, on jouait ensemble. C’était pour moi un grand bonheur. Vers l’âge de 12 ans, mon oncle m’a apporté un CD de Chet Atkins et ça m’a renversé complètement! Je ne croyais pas qu’on pouvait faire sonner une guitare comme ça. Ç’a été pour moi une révélation et c’est à ce moment précis que j’ai décidé qu’il fallait absolument que je joue de la guitare pour être heureux.

La Slague : La chanson « Quand on est en amour » célèbre ses 30 ans cette année. C’est une chanson de rassemblement que tout le monde connaît. Bien que vous étiez déjà un artiste établi avant son enregistrement, qu’est-ce que cette chanson a changé dans votre carrière?

P. N. : Eh bien! Cette chanson-là est de loin mon plus grand succès. C’est devenu ma signature. Quand je donne des spectacles, c’est sûr et certain que les gens qui viennent voir les spectacles s’attendent à entendre « Quand on est en amour ». C’est certain que je les performe toutes ces chansons-là, parce que les gens seraient déçus si je ne le faisais pas. (Pour en connaître d’avantage sur l’histoire de « Quand on est en amour », cliquez ici.)

La Slague : Quand vous l’avez enregistrée, pensiez-vous qu’elle allait devenir un si grand succès?

P. N. : C’est difficile de répondre à ça parce que j’enregistre seulement des chansons que j’aime, que j’adore, alors pour moi elles ont toutes le potentiel de devenir des succès. Mais ce n’est pas nous qui décidons, ce sont les médias, le public, l’auditoire, ce sont les gens qui se procurent la chanson. Quand j’ai enregistré « Quand on est en amour », j’y croyais beaucoup et j’ai eu raison. Ça n’a pas été facile par contre, ça a pris un bon deux ans avant de décoller. Il faut s’armer de patience, parce que ça ne vient pas du jour au lendemain!

La Slague : Après 45 ans de carrière, qu’est-ce qui vous allume encore avant de monter sur scène?

P. N. : Je deviens fébrile! J’ai toujours très hâte de monter sur scène. Parce que, vous savez, quand on compose des chansons, qu’on fait de la musique, qu’on fait des émissions de radio et de télé, qu’on fait des entrevues c’est pour se faire connaître, mais en bout de ligne, tout ce travail-là c’est pour se retrouver sur une scène face à un auditoire et d’avoir le bonheur de chanter pour eux et de faire une petite différence dans la vie des gens. C’est ma plus belle récompense!

La Slague : Croyez-vous qu’en 2014, l’affection pour la musique country est encore aussi forte qu’elle l’était il y a 30 ans?

P. N. : La musique country c’est une musique qui nous appartient. Elle n’a pas besoin d’être toujours exposée dans la vitrine du showbiz. C’est une musique qui transcende les générations; elle vient d’ici. C’est la musique qui nous représente nous, les Nord-Américains. Elle fait partie des familles depuis plusieurs générations et rassemble les gens. C’est loin d’être une mode, mais elle fait partie de notre culture.

La Slague : Vous serez à Sudbury samedi pour votre spectacle « L’amour n’a pas d’adresse », à quoi peut-on s’attendre pendant cette soirée?

P. N. : On va parcourir l’album « L’amour n’a pas d’adresse » à travers le spectacle. Mais aussi, on n’oublie pas les grandes chansons qui ont marqué ma carrière, les chansons que les gens veulent entendre comme « Quand on est en amour », « Elle s’en va », « Perce les nuages »; elles seront toutes là. On passe par toutes les gammes d’émotions, mais surtout c’est le bonheur qui est présent tout au long du spectacle. Il y a aussi une grande complicité entre l’auditoire et nous sur scène. C’est magique!

La Slague : En terminant, j’ai une question un peu gênante. Même si vous ne portez pas l’étiquette de chanteur de charme, on constate que vous avez un certain effet chez les dames. Qu’est-ce que ça vous fait?

P. N. : Rires…  Écouter la charmante réponse de Patrick Norman ici.

Qu'est-ce Que La Slague?

La Slague est un diffuseur de concerts d'artistes francophones dans le Grand Sudbury (Ontario). Ses origines remontent aux années '60 et '70 quand La Slague accueillait des artistes comme Félix Leclerc, Jean-Pierre Ferland, Cano, Renée Claude, Harmonium et Offenbach. La Slague est disparu vers la fin des années '90 mais elle est revenue en force en 2006 dans la programmation du Carrefour francophone. Aujourd'hui, la Slague a le titre de meilleur diffuseur en Ontario français !